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Quatre missions à l’international sur dix se soldent par un échec ou sont considérées comme tel. Pourtant, le nombre de missions à l’étranger ne cesse d’augmenter. Les entreprises internationales se mettent martel en tête pour déterminer ce qui fait le succès d’une mission à l’étranger et pour comprendre pourquoi de leur côté, elles essuient de si nombreux échecs.
Si elles veulent réduire les risques liés à un tel insuccès et garantir le bien-être de leurs employés, les entreprises se doivent de prendre en compte les principaux défis rencontrés par les expatriés qu’elles envoient travailler à l’étranger. Il leur faut également se demander comment préparer, soutenir et manager au mieux ces derniers tout au long de leur mission à l’international.
Les entreprises internationales prennent progressivement conscience du fait que les employés expatriés ont besoin de se sentir soutenus afin de pouvoir mener leur mission avec succès.
Sachant que 40% des missions à l’étranger sont considérées comme des échecs, le coût d’une telle déconvenue s’avère élevé – en effet, le coût moyen associé à un poste en expatriation peut atteindre 311 000 dollars par an.
Sur un plan purement financier, il est pertinent pour les entreprises de s’assurer qu’elles ont bien préparé et accompagné leurs employés avant, pendant et après leur mission en expatriation.
Les entreprises qui envoient leurs employés travailler à l’étranger ont la responsabilité morale ainsi que l’obligation de diligence de s’assurer qu’elles comprennent la législation et les différences culturelles propres au pays dans lequel doivent se rendre lesdits salariés.
Les services suivants font partie des incontournables dont devrait bénéficier tout expatrié envoyé en mission à l’international :
Si l’on en croit l’INSEAD Business School, les cinq raisons principales qui sont à l’origine de ces échecs et qui ont un impact certain sur 40 à 50% de l’ensemble des missions à l’international sont les suivantes :
A moins que le candidat ait déjà mené avec succès une mission similaire par le passé, il est très difficile d’identifier les qualités qui feront de ce dernier un bon expatrié.
La filiale locale de l’entreprise au sein du pays d’accueil joue un rôle central dans le soutien apporté aux nouveaux arrivants.
Il est très important pour les expatriés de rester en contact avec leurs collègues et leur environnement professionnel dans leur pays d’origine. Cela leur permet de développer une vision plus représentative de leur rôle au sein de l’entreprise à l’échelle internationale. Ils sont ainsi prêts à être rapatriés lorsque leur mission se termine.
Les enfants et les conjoints font partie des causes récurrentes qui peuvent provoquer un retour prématuré d’expatriation. Pourtant, ces difficultés sont très difficiles à anticiper dans la mesure où la majorité des expatriés se montrent réticents lorsqu’il s’agit de partager avec l’entreprises leurs difficultés sociales ou familiales.
L’organisation a cependant besoin de savoir si la famille de leur employé vit correctement la situation – cette seule raison devrait suffire pour encourager un dialogue à la fois ouvert et franc.
Les individus ont besoin de temps pour se préparer d’un point de vue logistique et psychologique à une mission à l’étranger.
Les individus ont besoin de temps pour se préparer d’un point de vue logistique et psychologique à une mission à l’étranger. D’un autre côté, l’entreprise a besoin de temps pour mettre en place l’infrastructure adéquate.
Le recrutement du bon candidat demande également du temps, tout comme la sélection et la préparation des personnes qui devront l’accompagner tout au long de sa mission. C’est pourquoi une planification efficace est cruciale dans le cadre d’une mission à l’international.
La préparation est une phase clé sans laquelle le succès de la mission à l’international ne peut pas se concrétiser. Un soutien sans faille devrait pouvoir être apporté à l’expatrié tout au long du projet.
Les professionnels de la Mobilité Internationale ont la responsabilité de :
Un employé qui réussit dans son pays d’origine n’obtient pas systématiquement les mêmes résultats à l’étranger.
Il est important de prendre ses soft skills en considération, telles que la flexibilité, l’autonomie, la tolérance, la capacité à gérer le changement et l’ambiguïté. Ce sont ces qualités qui augmenteront les chances de succès de l’expatrié au sein de son nouvel environnement.
C’est en général à cette étape que le bât blesse. Les entreprises prennent rarement le temps de déployer en amont du projet un programme de formation interculturelle et de formation en langue alors qu’il est essentiel que ces aides soient développées et financées par l’organisation.
Le fait que l’entreprise se montre proactive et apporte un soutien inconditionnel à l’employé tout en réagissant efficacement à ses demandes peut sensiblement augmenter le taux de réussite des missions en expatriation. C’est pourquoi ce type d’accompagnement devrait faire partie intégrante du programme.
Cet aspect est bien souvent négligé bien qu’il soit déterminant pour la réussite ou l’échec d’une mission à l’international. Les expatriés, tout comme leurs familles, ont besoin de suffisamment de temps pour se préparer au nouvel environnement qui les attend de retour chez eux.
Le fait de savoir relever avec succès les défis posés par les missions à l’international présente de nombreux avantages, tant pour les entreprises que pour leurs employés.
De même,
une mission à l’étranger peut présenter des avantages non négligeables pour les employés. C’est pourquoi les expatriés feraient bien d’intégrer l’idée que les postes à l’international représentent non seulement une opportunité pour l’entreprise mais également pour eux-mêmes :
Des études ont montré que les services qui contribuent à préparer et accompagner les employés tout en leur montrant qu’ils sont valorisés au sein de l’entreprise représente seulement 1% du coût total associé à une mission à l’étranger.
Voici quelques astuces utiles à l’intention de toutes les entreprises internationales qui sont amenées à manager des expatriés en mission à l’international :
Lorsqu’on en vient à parler des missions à l’étranger, le même adage s’applique à chaque fois : une expatriation mal préparée, c’est une expatriation ratée.
« Le succès d’une mission à l’international dépend de l’individu et du soutien qu’il reçoit »
Les professionnels de la Mobilité Internationale doivent se pencher sur les défis que rencontre l’expatrié moderne et déterminer les bonnes pratiques à mettre en place afin de le soutenir et de le manager tout au long de sa mission.
Comme l’affirme la Consultante en Management International Audrey Rowley, « Le succès d’une mission à l’international dépend de l’individu et du soutien qu’il reçoit. Suite à la phase initiale dite de la « lune de miel », il est fréquent que les employés se sentent isolés à cause de la barrière culturelle, de la barrière de la langue et de la séparation avec la famille et les amis. Le fait de bénéficier d’un programme de prestations et de soutien depuis le début du projet dans le pays d’origine et pendant toute la durée de la mission peut réduire les risques d’échec tout en fournissant à l’employé le soutien nécessaire pour faire face à n’importe quelle difficulté. On peut ainsi faire en sorte que la mission devienne un véritable succès, tant pour l’entreprise que pour l’employé ».
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